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 Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.

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MessageSujet: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Jeu 16 Avr - 20:05






Jack McMillan

« Ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie. »






Prénom(s) : Jack.

Nom : McMillan

Âge : 684 ans.

Métier / Études : Peintre, écrivain. Rentier et collectionneur d'antiquités.

Statut social : Libertin

Orientation sexuelle : Pansexuel.

Groupe : Vampires végétariens.

Avatar : James McAvoy.
 Caractère et Physique

Jack est un bon vivant. On le reconnait à son excentricité, à ses grands gestes, sa voix qui porte. Il a le rire franc. Même trop franc. Ses gesticulations incontrôlées lui donnent réputation d'un être inélégant, sans politesse ni manière. Jack oublie souvent les protocoles de bonne famille, aime la franchise, sous toutes ses formes. Les milieux riches le mettent mal à l'aise. Les hypocrisies d'aristocrates lui hérissent les poils. Les cul-serrés et autres masturbateurs intellectuels, il les exècre. Sa sincérité est touchante et Jack est connu pour sa très grande naïveté. C'est un homme qui ne fait rien contre les autres, qui ne prévoit jamais ses coups et qui n'a aucune sens pratique, ni aucun vice. C'est alors à ses amis et ses proches de gérer sa vie et ses comptes. Sans quoi, Jack s'en mêle les pinceaux et se noie dans ses administrations.
Son sens des festivités est légendaire. Il aime danser, jouer, boire et faire boire. Les femmes, les hommes, les petits, grands, laids, beaux, jeunes, vieux,... Et les aime avec sa naturelle sincérité. Sa candeur innocente. Mais c'est un vieux caboteur, un séducteur invétéré. Amateur de toutes les sensualités et de tous les plaisirs. Sa philosophie épicurienne plait ou déplaît. Il n'en a cure. Bien que d'une bonté aimable et emprunt d'une véritable noblesse d'âme, Jack est un égoïste qui n'aime pas se mettre dans des situations épineuses. Il fuit les problèmes, les guerres, la tristesse et tout ce qui peut le ramener aux révolutions passées. Celles qu'il a soutenu car artiste et militant mais devenu trop cynique pour les achever sans un rire moqueur.

Jack aime les humains. Mais n'est pas humaniste. Il fait tout comme eux, parle comme eux. Nourrit ses manières des médias et ses manières se nourrissent de ceux qu'il rencontre. Il aime les protéger, les chouchouter, les observer pour les comprendre. Jack hait sa nature d'immortel. De mort. De démon. Lui qui est croyant. Lui qui est lumineux. Qui aime tant le soleil, les odeurs, les saveurs, les couleurs. Lui qui vénère la vie et la glorifie de toutes les manières que ce soit.

Jack a l'esprit très porté sur les arts. La musique, les lettres, toutes les  esthétiques spirituelles ou sensuelles. C'est en particulier un peintre extrêmement doué. Il a notamment développé des dons visuels et une compréhension des couleurs et des lumières et des matières qui dépasse la compréhension humaine. Sa mémoire visuelle, des visages ou des paysages étonne et effraie. Est-il capable de revoir aux détails près des scènes qu'il n'aura vu qu'une brève fois. C'est également un fin observateur et reconnait les couleurs justes du monde qui l'entoure.

***

Pas très grand, ni très costaud. Jack n'a pas de carrure olympienne, pas de toison luxuriante, pas de bras rassurants ou de menton viril. Il n'a pas les épaules larges. Il n'a pas les mains puissantes ou le torse fier. Ce n'est pas une nudité grecque, un dieu romain, une statue d'éphèbe. Mais Jack, c'est des manières suaves, des gestes grandiloquents, une carrure fine, presque androgyne. C'est des iris froids mais un regard embrasé de couleurs infinies qui n'existent pas. C'est une sensualité cachée dans une bouille d'enfant. Une caresse par-ci, un murmure par là. Un sourire mutin et un rire suggestif et contagieux. Jack ressemble à un enfant qui n'a pas grandit. Un adolescent, un petit Peter Pan celtique.

Du premier regard, on ne peut dire grand chose sur ce corps turbulent et toujours en mouvement. Jack court, saute, danse et s'agite sans cesse. Il ne perd jamais son sourire et lance des yeux interrogateurs au monde entier. Ses six siècles d'existence n'ont jamais réussit à faire de lui un sage. L'immortalité n'a fait qu'exacerber, et sa beauté lunaire naturelle, et ses grimaces qui en disent toujours trop long sur lui.

Comme tous les êtres de son espèce, sa peau est polie par les siècles. Comme tous les êtres de son espèce, il dégage ce charme surnaturel et mystérieux qui attise les curiosités. Puis le désir. Puis l'étonnement. L'immortalité a donné à sa chevelure sombre des reflets cristallisés, une matière souple dans laquelle on se plait à y perdre les doigts. Mais Jack n'use pas de ses qualités comme un chasseur. Ses seules proies sont les bêtes de la forêt. Les animaux qu'il adopte régulièrement. La couleurs de ses yeux ne lui ont jamais plu. Lorsqu'il lui a été possible de le faire, Jack a parcouru les enseignes ophtalmologiques en quête de cette couleur azurée qui faisait sa fierté, lorsqu'il était encore fait d'air pur et de vie.

Jack reconnait le beau, le vieux et le luxe quand il le voit. Aussi, si sa démarche abracadabrante dénote, c'est que son goût vestimentaire est contrasté d'une préférence pour une mode dandyesque dépassée. Sans faute de goût, Jack est méticuleux lorsqu'il s'habille. Il sait parfaitement quoi porter avec quoi et nourrit une obsession pour son image et se plait à essayer les styles les plus extravaguants comme les plus classiques.





pour la petite histoire
Donald était un riche entrepreneur bourgeois qui avait quitté les champs et s'était marié à une jeune rentière pour ses affaires. Fort de son commerce de graisse de porc, il s'installa dans les Clyde avec sa femme avec qui il eut trois enfants. Fergus, Aaron et Beogen. Fergus hérita du commerce et épousa la fille d'un marquis désargenté. Aaron partit à la guerre, au nom de l'indépendance écossaise, sous les emblèmes du clan McMillan et Beogen fut envoyé dans un monastère, au nord de l'Angleterre.

Beogen vécut une époque troublée par les guerres, le fanatisme et l'obscurantisme. C'était un garçon à l'allure très sage mais au sang chaud et aux idées progressistes. Pour peu que l'époque ne l'accepte. Au monastère, on lui apprit à lire et à écrire. Beogen était très attiré par le travail d'enluminure des livres et s’intéressa de près à la peinture et à l'art. Son talent pour le dessin fut très vite remarqué par les autres moines et c'est à lui que revint la noble tâche d'illustrer les livres.

Beogen était cependant un garçon fort turbulent, même à cette époque-là. Il était têtu, immature et provoquait sans cesse l'autorité des moines. Jamais les murs du vieux bâtiments ne furent silencieux tant que Beogen vivait dans la communauté. Aussi, on l'envoya très vite en pèlerinage, espoir de calmer ses ardeurs adolescentes. Avec le Père Thomas, il retourna en Ecosse où il offrit aux populations touchées par la guerre eau, nourriture et soin. Leur expédition aux confins de l'Ecosse nourrit la fascination du jeune garçon pour le monde, la nature et les hommes. Après quinze ans d'isolement, il redécouvrit le monde avec une curiosité toute innocente. C'est cette époque qui lui connu ses premières altercations avec la gente féminine. Les autres jeunes hommes du monastère en parlait parfois. Mais jamais devant le jeune Beogen qui n'avait jamais sut garder sa langue.

Un jour, un village fut attaqué par des troupes anglaises, au large d’Édimbourg. Dans la panique, Beogen perdit le Père Thomas et s'échappa du carnage, en dehors des villes, dans les campagnes. Dans l'espoir vain de retrouver le chemin du monastère, Beogen descendit en Angleterre où on ne l’appelait plus que Gael, l'étranger. Cependant, il ne retrouva jamais la route du marais et erra comme un mendiant de ville en ville où il proposait parfois des services, lui qui était lettré et dessinateur. Très vite, il trouva quelques emplois mais toujours confronté à la xénophobie ambiante et aux rivalités anglo-scotts, il retourna en Ecosse où il fut accueillis par quelques nobles qui désirèrent de lui des portraits et contes. Gael devint poète, écrivain et peintre.

Il se plaça sous la protection de plusieurs seigneurs écossais qui fournirent au jeune homme assez pour entretenir une vie confortable. Avec l'argent, il tourna le dos à Dieu. Accueillit les jeux d'argent et les alcools impures dans sa vie ainsi que les femmes. Il fit appel aux généreux services de prostitutions, nourrissait une véritable passion pour tous les péchés du plaisir. Tant et si bien qu'il collectionna les sobriquets relatifs à son train décadent et méprisable.

Un grand duc écossais, tout au nord de l'Ecosse, le seigneur Angus, amateur, de ce qu'on en disait, d'arts et de belles choses, fit venir Gael dans son domaine. Un château digne d'un roi mais aussi vide que les confins du monde. Une atmosphère sombre et glaciale dans laquelle il ne s'y retrouva jamais. Mais le seigneur Angus payait très bien. Et le village d'à côté embrassait volontiers son hédonisme impie. Angus était marié à la fille du vieux duc de Bedford, d'Angleterre. Des histoires de vieilles traditions, de territoires et de rivalités. Lui et sa femme menait un même rythme de vie : Ils se levaient au coucher du soleil, invitaient parfois d'autres grandes personnalités dans des salons où ils se gavaient de vin et avant le lever du soleil, tous allaient se coucher. Même les briques du château avaient assimilées ce manège-là et lorsque le jour se levait, un vide silencieux et oppressant envahissait la maison. Des domestiques avaient appris à vivre selon leurs maîtres. Gael, non. Il aimait trop le soleil. Il aimait trop la chaleur. Il aimait trop la fête. Le printemps.

Gael croisa de rares fois la duchesse de Bedford. Une femme-enfant au visage moelleux et à la peau de crème, aux longs, très longs cheveux de blé qui ondulaient et bouclaient sur ses petites épaules. Evidemment, tout le monde le savait : Ceux-là étaient des démons. Si à l'entente des rumeurs, Gael resta sceptique, il en fut convaincu par le regard de ses maîtres. Personne n'en parlait, personne n'y faisait allusion. Tout le monde avait peur. Gael pensait que malgré tout, malgré la violence du seigneur Angus, sa jalousie maladive, sa noblesse et sa force, malgré Dieu qui avait abandonné cette partie du monde, il était protégé. Il était accueillit en ami et ne demandait jamais ce qu'il advenait des jeunes personnes que l'homme de main du seigneur Angus enfermait sous les fondations du château et qu'on ne revoyait jamais. Gael se gardait d'approcher sa femme, qu'il protégeait comme un dragon protège son trésor avec une jalousie terrifiante, ne serait-ce que d'un regard.

Cependant, un jour, elle advint le voir dans son atelier. La duchesse réclamait un portrait. Un portrait modifié. Elle voulait ses yeux bleus comme ceux de Gael. Elle voulait que son exposition ensoleillée, au rebord de cette fameuse fenêtre. Voulait qu'on la dépeigne dans une robe de chambre, très légèrement transparentes, les cheveux détachés et longeant les courbes de sa gorge. Gael ne put refuser. Elle revint plusieurs fois. Plusieurs nuits. Et elle et son peintre discutèrent longtemps. Gael apprit ainsi que la jeune duchesse haïssait son époux. Elle lui parla de leur condition, du vampirisme, du sang, du soleil, de ses effets sur sa peau. Elle lui parla de sa vie, avant le seigneur Angus, de sa vie en Angleterre, auprès de son père, qu'elle adorait plus que tout au monde. Elle lui parla du jour elle ne reçut plus aucune lettre de lui. Où il disparut, sans laisser de trace. Où il refusa de venir à son mariage. Où il refusa même de lui parler. Gael écouta avec une attention méticuleuse et son affection pour sa maîtresse grandit.

Cependant, une nuit, une des suivantes de la duchesse vint le réveiller. En panique, elle lui donna une bourse pleine, lui intima de s'habiller et de s'enfuir, ordre de leur maîtresse respective. Ce que fit Gael sans poser de question. Le garçon savait que le seigneur Angus ignorait tout de cette toile qui se faisait. Et n'était-il pas étonné qu'il veuille sa mort après l'avoir découvert. Alors il sauta sur un cheval et s'enfuit. Toutefois trop tard. Les hommes d'Angus eurent vite fait de lui et le traînèrent dans les vieux cachots du château. Il apprit ainsi son crime : Ce n'était pas d'avoir apprit ses entretiens avec la duchesse qui avait éveillé la colère du démon. Il s'agissait des dessins de nu qu'il avait fait d'elle en secret et que la duchesse découvrit dans son atelier, aux côtés de son époux. On prévoyait de lui fendre la gorge après l'avoir asséché dans ces cellules.

Toutefois, bien que la duchesse sembla garder rancœur de cet incident, sa pudeur étant sa plus précieuse parure, elle alla s'enquérir du sort du peintre et plaidât en sa faveur auprès de son époux. Angus accepta de lui laisser un sursis : Gael dormira dans les cachots mais vivra tant qu'il n'aura pas achevé la toile de son épouse.

De peintre, Gael passa à esclave. Chaque nuit, on le sortait de sa cellule et l'escortait jusqu'à son atelier où on surveillait l'avancement de la toile. Mais comme faible et affamé, devenu maigre et malade, Gael réussit à ralentir les travaux. Cependant, pas assez pour attiser d'avantage la colère du seigneur. La duchesse exigea de plus en plus que leurs entretiens se déroulent seuls. Prétexta la pudeur pour faire sortir les hommes de son mari de l'atelier. Alors elle lui permit de se reposer, de dormir sur son matelas, de manger des fruits frais et boire de l'eau claire. Et quelque temps plus tard, il devint son amant. Peut-être pour protéger Gael ou pour revendiquer sa liberté de disposer de son corps et de ses pouvoirs comme elle l'entendait, et ce, bien envers toute la volonté d'Angus, elle le transforma.

Sa nouvelle condition, il n'en avait jamais voulu. Mais il se laissa convaincre qu'il n'avait pas eut d'autre choix. Ca plutôt que la mort. Il ne fallut que peu de temps à Angus pour découvrir la nouvelle lubie de sa femme. Furieux et incontrôlable, il faillit bien les tuer tous les deux. Mais d'un élan nostalgique, Angus détourna le regard de la duchesse et accepta une simple fatalité : Tant qu'elle serait son otage, elle ne l'accepterait jamais. Ni aujourd'hui ni dans deux éternités. Le seigneur Angus laissa son épouse fuir l'Ecosse avec son nouvel infant. Ensemble, ils s'installèrent dans les campagnes anglaises où Gael apprit les modalités de sa nouvelle malédiction. Contrairement à la duchesse qui avait accepté son régime, Gael refusa obstinément de se nourrir des humains. En conséquence de quoi, il connu des premières années épouvantables, ponctuées par des régulières frénésies sanguinaires et des dépressions terribles. Quitte à s'affamer, quitte à mourir. Tout sauf tuer. Tout sauf se nourrir des créatures humaines. Cette prise de consciente le tarauda durant des dizaines d'années et fit l'inquiétude de sa maîtresse. Même horrifié des crimes de ses semblables immortels, Gael continua longtemps à suivre les pas de la duchesse. Son seul repère.

Ses diètes lui avaient valus une hideuse apparence. Sa peau était devenue de craie, ses cheveux semblaient s'effriter, ses yeux étaient injectés de sang. Ses lèvres, grises et gercées étaient complètements sèches et ses mains devenaient rugueuses et décharnées. Sous sa peau, on devinait les veines et les contours de son crâne, de ses orbites. Il ne ressemblait plus à rien d'autre qu'à un démon. Aucun domestique n'était autorisé à le rencontrer.

Un jour, la duchesse fit remplir un bol de sang. Et le présenta à Gael. Il l'avala d'une traite sous le regard inquisiteur de sa créatrice. Le goût était moins doux, moins sucré, moins fluide. Mais c'était buvable. Du sang de cheval. Immédiatement après, ils firent expérience des différents animaux à saigner. Des poules, des chiens, des chats, des vaches. Puis des cerfs, des sangliers, des loups,... Gael se rétablit bien vite. Reprit du poids. Ses yeux changèrent de couleur. Il était possible de l'approcher et bien qu'il connu encore des accidents, il lui était de nouveau possible de fréquenter les hommes. Il recommença à valser dans les bordels et les fêtes paysannes et testa toutes les limites de ses pouvoirs. L'effet de l'alcool, le goût de la nourriture, ses capacités physiques et mentales. Il recommença à peindre et se rendit compte que sa mémoire et ses yeux lui offraient de nouvelles possibilités. Alors que la duchesse restait enfermée, casanière, dans sa tour d'ivoire, son peintre ne réussit jamais à trouver repos dans les vieux murs de son château. Elle commença à se plaindre de sa solitude. Alla à la rencontre d'Angus, parfois. Et s'amusa à pénétrer les domiciles de pauvres innocents qu'elle vidait de leur fluide après s'être longuement amusé. Ca déplaisait à Gael. Sur une entente commune, la duchesse laissa son protégé voler de ses propres ailes. Gael devint Antonin et s'installa en France.

Durant deux siècles, Antontin voyagea entre la France et l'Italie. Le mode de vie Florentin lui convenait parfaitement. Il se découvrit un amour pour les italiens mais évita Rome tant que possible. En France, il fréquenta des gens de la société pour qui il peignait. On lui reconnaissait d'avantage ses qualités d'artiste qu'en Angleterre et il se complaisait parfaitement entre ces deux pays. Très vite de nouvelles philosophies apparurent et Antonin eut un regain pour les choses spirituelles en fréquentant des gens de lettres et des artistes. Il épousa les désirs nouveaux et scientifiques de la Renaissance. On l'appréciait pour sa culture et ses grandes connaissances mais il était raillé par des religieux obscurantistes qui n'appréciaient guère son mode de vie libertaire. Plein d'une envie révoltée, il participa aux conflits entre bourgeois et hauts dignitaires où ses talents dans les lettres permirent de rependre les nouvelles idées françaises et italiennes. Cependant, il ignorait bien combien des vampires s'étaient fait des places très respectables parmi l'aristocratie gavée et joufflue. Son régime et ses idées allèrent à l'encontre de ce que les immortels de l'époque défendaient : La noblesse de sang, la division des classes, la suprématie de la monarchie. Il fut confronté à d'autres vampires qui s'interposèrent entre lui et ses rêves révoltés. Lui, le vampire ami des humains et des basses classes. Celui qui ne comprenait rien aux valeurs vampiriques. Son nom resta anonyme mais ses actes remontèrent à Volterra où de riches immortels mirent en  oeuvre son isolement et le rendirent paria. La machine était cependant lancée, on entrait dans une nouvelle ère où la religion était remise en doute et où les hommes se mirent à élever les sciences et les arts.

Ayant amassé une certaine fortune lors de ses voyages, il s'isola en Allemagne où Vienne devint la capitale de la musique. Ses peintures profanes furent enfin reconnues à leurs justes valeur et le monde lui paru plus ouvert à ses idées. Il voyagea longtemps et tenta de fréquenter des salons. Cependant, les nouveaux jeux d'esprit qui s'y déroulaient ne s'accordèrent pas avec sa franchise naturelle. Il décrocha rapidement les salons, bien qu'il y fut moult fois invité. Antonin y développa un humour cynique et une verve acerbe. Dans cet univers carnassier et cruel, il rencontra de nouveaux vampires dont les nouveaux caprices étaient de chasser par le charme et l'éloquence. Encore une fois, on le mis de côté, le sang animal n'étant ni assez distingué ni assez pur et noble pour ces immortels tout en manière et en préciosité.

Alors, Antonin quitta la France et l'Europe. Les fascinations pour les mondes de l'Orient piquèrent sa curiosité. Il changea régulièrement d'identité et ne s'attacha plus à un mode de vie particulier. Le vampire fit toutes les Indes, passa par le Japon, redescendit au Moyen-Orient et s'arrêta au Maroc. Il découvrit de nouvelles cultures, des arts nouveaux et des mœurs étrangères. Le vampire nourrit ainsi ses connaissance déjà encyclopédiques. Au fil de temps, il fit la paix avec les occidentaux dont les mouvements artistiques qui se suivèrent lui plaidèrent. Il s'attarda particulièrement sur le romantisme. Le réalisme qui suivra, cependant, gâcha son élan.

Lorsqu'il le put, il alla découvrir le Nouveau Monde. Le nouvel Eldorado. On y envoyait les criminels, les petits commerçants, les ouvriers, les prostituées, les nouveaux aristocrates de ce siècle. C'était parfait pour lui. Il s'installa près des villes, fit acquisition d'un petit terrain cotonnier où y travaillaient des esclaves noirs. Et bien que propriétaire terrien, jamais le vampire ne fut abus de ses droits. Il fit affranchir ses esclaves. Leur offrit salaire et emploie. Si le travail était toujours rude, il était au moins rémunéré. Ses actes et son esprit toujours aussi libertaires firent vent de quelques groupes qui s'insurgeaient de l'esclavagisme et de la traite négrière. Jack avait vu cela toute sa vie. L’esclavage ne l'avait jamais réellement choqué. Mais il s'agissait de défendre le droit d'être humain. Et voilà un combat qui plaisait à l'immortel. Comme il parlait Français, il s'installa à la Nouvelle-Orléans où il entra dans des conflits sur l'abolition de l'esclavage. Les Lumières n'avaient pas encore achevé leur combat. Lorsque parut les premières déclarations des droits de l'Homme dans le monde, Jack quitta les Etats-Unis, en conflit d'indépendance avec l'Angleterre. L'anticolonialisme commençait à s'étendre. Il regagna l'Angleterre où il fréquenta les dandys et les nouveaux salons. Plus aptes à accueillir et embrasser son égo surdimensionné et ses talents picturaux. C'est dans le courant de Brummell que Jack, des siècles plus tard, fut confronté à de premières expériences avec la gente masculine. Si Jack avait toujours eu cette curiosité morbide pour l'homosexualité, il en découvrait réellement les plaisirs sous la tutelle d'un vieux vampire qui trouvait à Jack une humanité si touchante qu'il le garda longtemps auprès de lui.

Fréquentant de nouveaux immortels, d'un style qui refusaient tout ce qui se faisait par le passé, on accueillit le régime de Jack et ses idées avec une réelle curiosité bienveillante. Il connut ses détracteurs mais c'était dans les environs d'un petit village anglais que des vampires, sous l'impulsion de cette alimentation animale, commencèrent à étendre des trafics et des élevages pour le sang animal. Cette pratique dévia chez les humains où des hommes et des femmes, parfaitement consentants, taillèrent leur propre veine pour des vampires. Acceptée et même suivit, la mode que Jack avait lancé était à la cohabitation entre immortels et mortels, dans un nuage d'opium et noyé dans l'absinthe. Cependant, lorsque rapidement des sectes obscures et occultes se mirent à s'approprier ces trafics pour de sombres besognes, Jack quitta l'Angleterre.

Il retourna en France. Fit le tour de l'Europe où une tension se faisait sentir. A sa place nulle part, Jack quitta l'Europe pour retourner aux Etats-Unis. In extremis, la première guerre mondiale fit rage. Fatigué des combats et des guerres, devenu cynique et rôdé aux discours révolutionnaires, Jack décida de s'isoler et de voyager. Il fit la rencontre des premiers modificateurs lors de ses pèlerinages. Bien qu'ouvert à la discussion, il fut chassé des territoires indiens et refoulé là où Jack n'espérait qu'un peu de paix. Peu enclin à déclarer les combats contre ces être qui attisèrent sa curiosité plus que son antipathie, il décida de ne pas répondre aux attaques. Là où il rencontra des modificateurs, on pointait de nouveau ses habitudes libertines à une époque où la pudeur et la bienséance était de plus en plus oppressante. Même en Amérique où, pourtant, il entendait des Anglais des vilenies qui le faisaient toujours sourire.

Lorsqu'il ne fut plus possible nulle part d'être en paix sans entendre la dangereuse montée en puissance du nazisme, Jack s'éloigna des grandes villes. Là où des vampires s'étaient cloîtrés entre eux, il fréquenta des groupes presque sectaires mais dans lesquels il se fit des place confortables. Il suivit des immortels dont les idéologies se portaient sur la possibilité que les derniers conflits en date permettraient aux vampires de se révéler au monde. Jack n'y croyait pas du tout mais trouvait toujours cela très drôle. Toutefois, la blague fut vite avortée lorsque, un siècle plus tard, les Volturi firent assassiner les principaux dirigeants de cette nouvelle politiques. Jack fuit le conflit encore une fois et décida de reprendre ses voyages. La guerre froide avait mis les Etats-Unis sans dessus-dessous et les mouvement hippies, bien qu'adorés du vampire, devinrent trop belliqueux lors des manifestation contre la Guerre du Vietnam à son goût. Les premiers avions volaient dans les airs et les cinémas ouvraient leur porte pour la première fois.

Le XXe siècle fut pour lui source d'étonnement et de joie. En France, il adopta l'Art Nouveau et la Pop Art, le Street Art. La population devenait enfin importante et tout était remis en question. Le cynisme de cette nouvelle ère lui plut. Jack adopta comme maman cette société de consommation qu'il adorait. Après des siècles de silence, Jack se remit à peindre, à dessiner, à exposer. Il s’intéressa au cinéma, aux nouvelles musiques, les nouveaux mouvements punks et ce qu'ils remettaient en question. Le vampire se laissa entièrement porter par cet engouement et ce torrent de nouvelles technologie. Les frigo, les micro-onde, la télévision, les téléphones, les ordinateurs, internet, les portables, les walkman, facebook, Apple, Microsoft, consoles, jeux-videos, DVD, Android, Snapchat, Twitter,...

Absolument dans son élément, il s'est récemment offert une petite villa dans la campagne américaine, une petite ville tranquille tandis qu'il continue de voyager à travers le monde. Il décide ainsi de se poser à Forks lorsque la fatigue lui tend de nouveaux les muscles. Et si le vampire choisit cette ville pour prendre du repos, c'est qu'il a découvert que des vampires végétariens y ont élus domicile et qu'il n'y que dans cette ville que les modificateurs acceptent les touristes mort-vivants.



Surnom : PnP
Âge : 21 ans dans trois jours.
Comment avez vous connu le forum ? : Par la fondatrice.
Comment trouves tu le forum ? : Et bien. Bien, puisque j'y suis 8D.
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Dernière édition par Jack McMillan le Ven 17 Avr - 15:51, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Jeu 16 Avr - 20:12

:25: :30: :35: :36:
WELCOME OH BEL HOMME !!!

*se racle la gorge et cesse de vouloir te sauter dessus, enfile alors son habit d'admin*
Bienvenue à toi sur le forum !
Surtout, si tu as le moindre souci, la moindre question, une quelconque envie de papoter, ou de faire des bébés, n'hésite pas à nous (me, moi, de ma personne que c'est la mienne) harceler !
Nous sommes là pour ça ;3

Je suis déjà fan de ton caractère *o* Impatiente de lire la suite, ça met l'eau à la bouche
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MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Jeu 16 Avr - 22:02

Je répéterais Ika en disant que je suis également FAN de ton caractère (a)
Trop hâte de lire la suite !

Bienvenue en tout cas !!
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MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Ven 17 Avr - 2:38

Bienvenue parmi nous Jack, hâte de voir la suite de ta fiche Wink

Bonne continuation pour la rédaction du reste. Smile
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On me confond souvent avec : Mélanie Iglésias

MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Ven 17 Avr - 9:43

Hello Jack et le haricot magique :43:

Bienvenue dans notre petite famille et merci de t'être inscrit parmi nous.

Si tu as des questions ou besoins d'aide ou bien juste envie de papoter, le staff est à ton entière disposition.

Au plaisir de lire ta fiche.

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MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Ven 17 Avr - 15:54

Merci merci merci ! Vous êtes tous tellement adorables <3 Votre accueil est trop chaleureux, je vous aime déjà !
Ika et Will, je vous l'ai dit : Réservez-moi vos meilleurs liens ! Je vous aime fort !

Je pense d'ailleurs avoir achevé ENFIN ma fiche. En espérant que ce ne soit pas trop long a lire. Je trépigne déjà d'impatience de venir jouer avec vous, mes lapins.
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MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Ven 17 Avr - 16:01

Ta fiche est absolument magnifique ! :25:
& bien évidemment que je te réserve mon meilleur lien petit chou ! *o*
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On me confond souvent avec : Mélanie Iglésias

MessageSujet: Re: Je suis un homme vulgaire. Mais je vous assure que jamais mon art ne l'est.   Ven 17 Avr - 16:02






CONGRATS !!!




J'ai l'honneur de t'annoncer que ta fiche est VALIDE !!!

Le reste du forum s'ouvre désormais à toi!
Tu peux donc le découvrir tranquillement, mais avant tout n'oublies pas ces quelques points:
- Il te faut recenser ton avatar pour qu'il ne te soit pas piqué: WWW
- Tu peux dés à présent aller créer tes fiches de liens et de sujets et aller voir celles des autres survivants ! Il te faudra les recenser ICI. Tu dispose d'un délais d'UNE semaine pour les faire !
- Comme on a tous besoin d'un endroit pour survivre, viens faire ta demande :
- N'hésite pas d'ajouter les admins sur Skype pour avoir en contact en cas de problèmes: ICI!

N'hésites surtout pas à aller jeter un coup d'oeil aux fiches des autres membres pour avoir rapidement des liens et peut-être même des RP's!
Si tu rencontres le moindre soucis les admins sont et seront toujours à ta disposition!

A très bientôt sur le forum! Profites bien!

∞ Un petit mot de l'admin:
Ton histoire est juste OUAHHHHHH :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: :068: Bienvenue officiellement parmi nous chéri Smile



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